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Police partout, justice nulle part !Manifestation,Baiona.

Police partout, justice nulle part !

Le 16 octobre 2014, Rémi Fraisse mourrait sur la ZAD du Testet, tué par une grenade offensive, lancé par un gendarme. Rémi était un militant écologiste qui luttait contre la déforestation de la zone humide du Testet.

Depuis la gendarmerie n’a pas été mise en cause et l’État français étouffe l’affaire en essayant de faire croire que ce crime policier est dû à une « réponse proportionnée à la violence des manifestant-e-s » et en prenant des mesures dérisoires (suspension de l’utilisation des grenades offensives) au vu de la gravité de la situation.

Ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre commettent des exactions. Avant Rémi, il y a eu Zyed et Bouna, Larami et Moushin, Wissam El Yamni, Jon Anza… plus de 130 morts depuis le début des années 2000. La police tue, torture, blesse physiquement (éborgnement à coup de flashball, traumatisme crânien dus aux coups de matraques…), psychologiquement (insultes discriminantes, harcèlements, humiliations…). La police qui soit disant utilise des armes non létales, est protégée avec force par l’État français car elle est une muraille protégeant le pouvoir et qui sert à étouffer, réprimer, écraser toute contestation. Le but est de mater les militant-e-s investies dans des luttes sociales progressistes en les terrorisant et en les exposant à de lourdes sanctions (de la prison ferme, des amendes, etc.)

N’oublions pas non plus que ce n’est pas seulement le cas dans l’État français, c’est une situation internationale. Pour exemple :
-la répression du peuple basque par les États espagnol et français.
-Á Ferguson (USA) la relaxe du policier blanc qui a tué un jeune noir dans le dos, en invoquant la légitime défense.
-Le meurtre de 43 étudiant-e-s contestataires dans la ville d’Iguala (Mexique) remis-e-s à un gang par la police…
-etc.

Il est temps de se retrouver dans la rue pour renverser cette peur que la police et l’Etat aimeraient distiller à chaque tir de flash-ball, à chaque tir de grenade, à chaque fois qu’un-e militant-e, un-e camarade, un-e proche se fait humilier, mutiler, assassiner.

Nous appelons, donc, l’ensemble de la population à se joindre à la manifestation, de ce samedi 8 décembre 2014, pour dénoncer les violences policières.

Nous exigeons :

– L’arrêt du projet de barrage du Testet
– La vérité sur tous les crimes policiers.
– Le désarmement de la police.
– L’arrêt des expulsions de sans-papiers et des contrôles au faciès.
– La relaxe de toutes les personnes interpellées en cours des manifestations contre les violences policières.

Nous ne nous laisserons pas faire, contre l’État policier : organisons-nous !

6decembre

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