BERRIAK

Imaginons qu’Hilter…

Imaginons qu’Hitler n’est pas été élu mais ait pris le pouvoir suite à un coup d’État militaire. Qu’il ne soit pas mort en 1945 mais tranquillement dans son lit à 82 ans.

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Imaginons qu’Hitler, avant sa mort, ait désigné un roi pour lui succéder à la tête de l’Allemagne et qu’aucun nazi ne soit passé en procès à Nuremberg, qu’aucun chef de la police, de l’armée, de la magistrature ou aucun homme politique à ses ordres n’ait eu à subir de poursuites judiciaires.
Imaginons que l’Allemagne, tout en gardant un dispositif identique à celui qui existait lorsque Hitler était encore en vie, soit entrée dans un processus que l’on aurait nommé « transition démocratique » et que le monde entier ait trouvé ceci plausible… c’est tout simplement impensable !
C’est pourtant l’histoire de l’Espagne, une histoire à laquelle il nous est demandé de croire sans poser la moindre question. En contrepartie de la légalisation de leur existence, il a été demandé au PSOE et au PCE de ne jamais demander de comptes aux fascistes espagnols. Là-bas, on ne compte plus les édifices à la gloire du général Franco, ils sont partout, ostentatoires et vaniteux.
Aujourd’hui encore, au nom de la lutte contre l’apologie du terrorisme, on enferme pour plusieurs années des gens qui « tweet » sur la mort du fasciste Carrero Blanco ou qui remettent en cause l’honorabilité d’une famille royale jadis si intime avec le pouvoir franquiste. Rappelons nous que jusqu’en 2015, le G.A.L, sous les ordres d’un ministre espagnol, détenait le sinistre record des assassinats terroristes perpétrés en France.
Alors pour les basques, la transition de la dictature à la démocratie reste toujours difficile à percevoir. Toujours les mêmes fonctionnaires, la même police, les mêmes tortionnaires pour faire payer aux basques leur rôle de pilier historique de la lutte antifranquiste. Car, bien que l’opinion publique espagnole n’y ait jamais cru, la pratique de la torture a toujours été un élément déterminant du système judiciaire espagnol.
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Ils n’en reste pas moins que vos gardes civils et vos prisons ne pèsent rien face aux 5000 ans d’histoire d’un peuple qui a toujours résisté.

IpEH Antifaxista
FRANCO HIL

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