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27 ans après, que c’est il vraiment passé dans la Foz de Lumbier?

25 juin 1990 une fusillade se produit entre des membres d’ETA et de la Garde civile dans la Foz de Irunberri. Jon Lizarralde, Susana Arregi et un sergent de la Benemérita sont morts. German Rubenach a été arrêté, gravement blessé. La version officielle a essayé de vendre à l’opinion publique la mort des membres d’ETA comme un suicide collectif.
Quand n’est il exactement 27 ans âpres.

Déjà 27 ans sont passés depuis les événements à la Foz de Irunberri. Beaucoup a été écrit et documenté sur ces faits tragiques, avec comme résultat la mort de 3 personnes, mais encore des doutes demeurent sur ce qui est réellement arrivé. De nos jours seulement la vérité judiciaire est connue et comme seul récit celui de la Garde civile qui sait ce qui a passé véritablement dans la Foz. L’autre témoin des faits, le membre d’ETA German Rubenach, a subi les graves blessures qui l’empêchent de se rappeler ce qui est arrivé ce jour la.

L’Irunberri Gorria web a compilé une partie de ces fichiers, archives dans un documentaire, ou ils informent et essaient de faire la lumière sur l’opacité terrible qui persiste sur ce 25 juin 1990 et des jours suivants à Irunberri en particulier, et dans Euskal Herria en général.

Txalaparta a réalisé deux éditions du livre « Foz de Lumbier. Des antécédents et une chronique de quelques exécutions ». Écrit par Ricardo Zabalza, il fait une révision des événements antérieurs importants arrivés en Euskal Herria et aborde les événements de la Foz depuis cette perspective.

À propos du 20 ieme anniversaire des événements a édité une revue de 52 pages. Il inclut une introduction, la chronique officielle des faits, une partie des doutes, de fausseté et de questions, la biographie de Jon et de Susana, une interview Germán Rubenach et des découpages de presse de l’époque.

Ainsi qu’un documentaire réalisé en 2010.

La version officielle : un suicide collectif

Selon la version officielle, ce 25 juin à midi, une compagnie de la Garde civile arrive à la Foz de Lumbier et localisent près de la rivière un homme avec quelques sacs. Le sergent descend pour l’identifier et à ce moment une autre patrouille arrive depuis Sangüesa et serait le moment ou Jon Lizarralde fait feu contre le sergent, qui tombe blessé, après se produit une fusillade et la fuite des membres d’ETA. Les gardes partent pour déplacer le blessé et donnent l »alarme. Les effectifs de la Garde civile et un hélicoptère commencent à survoler la zone.13.00 confirmation de la mort du sergent blessé de la Garde civile. La zone est déjà totalement bouclée et pleine de GARs (service spécial espagnol) et des chiens de recherche.20.00 des voisins d’Irunberri affirment entendre une fusillade, et peu après est localisé, blessé le corps de Germán Rubenach. Il est transporté vers un centre hospitalier et les recherches sont suspendues jusqu’au matin suivant. La Foz est toujours bouclée.

Le lendemain, le 26 juin, à 07:00, reprennent les travaux de recherche des membres d’ETA et peu de temps avant 9h00 du matin apparaissent les cadavres de Jon Lizarralde et de Susana Arregi avec des impacts de balles dans la tête. Selon la version officielle, les membres d’ETA se seraient suicidés.

Les doutes, la fausseté et les mensonges de la version officielle

Si nous recherchons un peu dans la version officielle et avec les preuves que la défense des trois membres d’ETA a présenté devant les médias et devant la juge qui instruisait le dossier de ce qui est réellement arrivé ce jour la, la version offerte par la Garde civile ne concorde pas.

Le premier doute surgit sur si en réalité c’était une rencontre fortuite. Qu’est-ce que faisaient les agents du service d’information dans la Foz des les premiers moments de l’événement ? Pourrait-il consister en ce que ces personnes étaient suivies depuis le début ?

La thèse du suicide collectif des membres d’ETA a aussi provoqué beaucoup de doutes. Depuis, le Ministère de l’Intérieur a essayé de justifier, en arguant que cette pratique, le suicide, comme manière habituelle entre les membres d’ETA quand ils se trouvaient parqués par les forces policières. Même s’ils sont arrivés à affirmer l’existence d’un manuel supposé d’ETA à ce sujet, naturellement, il n’est jamais apparu.

Ne cadre pas non plus le fait que la recherche des deux membres d’ETA était suspendue à 21.00 heures le 25 juin et avec encore une lumière naturelle suffisante pour continuer la recherche des fuillards. Des personnes qui étaient recherchées par un déploiement d’effectifs et moyens (près de 500 agents, un hélicoptère, des chiens…) et qui malgré le fait qu’on suppose selon la version officielle étaient déjà mortes, n’ont pas été localisés jusqu’au jour suivant. Les soupçons à ce que ces heures ont été utilisées pour édifier la version officielle et pour réaliser des recherches pour arrêter d’autres membres d’ETA (par la suite quelques opérations policières ont été réalisées), se sont étendus dans la société basque.

Jon et Susana ont été retrouvés le matin suivant à 15 mètres d’où Germán a été arrêté. Maintenant , si en réalité ils ont été retrouvés ce matin: pourquoi les photos réalisées sur ces deux corps sont faites par flash ? Et où sont les sacs et les documents que les trois membres du commando portaient ? quelle information y avait-il dans ces documents ?

Les autopsies n’ont pas non plus débarrassé les doutes

Jon Lizarralde a été trouvé dans le bord de la rivière et présentait un orifice de balle dans la tête fait par un canon à bout portant. Dans l’autopsie réalisée à Jon, elle mettait en lumière qu’il y avait de l’eau de la rivière dans son corps. Des médecins légistes affirmaient que Jon a pu mourir par étouffement (noyade) dans les eaux de la rivière Irati ce qu’expliquerait avoir subi la pratique de « baignoire ». La deuxième étude expliquait que, supposément, Jon après s’être déchargé des sacs, tomberait à la rivière, et d’ou cette quantité d’eau. Le Ministère de l’Intérieur a donné une véracité à cette deuxième étude. Au pistolet que portait Jon Lizarralde seul lui manquait une balle dans le chargeur celle qui a eu supposément fini avec sa vie. Mais on a vérifié que Jon a tiré quelques coups avec cette arme grâce aux douilles trouvées. Qui est-ce qui a manipulé alors l’arme ? Quant à lui Susana présentait deux orifices de balle dans la tête. Comment est-il possible qu’une personne qui s’est suicidé a deux impacts ? Depuis le Ministère de l’Intérieur a justifié cette « anomalie » dans un défaut supposé de fabrication du modèle de pistolet. De plus, si Susana était droitière: comment est-il possible qu’elle a les impacts de balle du côté gauche de sa tête ? Pour justifier cela, ils ont cherché un coupable, Germán. Il ferait feu contre Susana avant d’essayer de se suicider lui même. Les déclarations initiales du propre Germán à l’hôpital allaient vers ça. Après il l’aurait nie. Le transport de Germán de la Foz à l’Hôpital de la Navarre a duré une heure et demie. Voulait-ils qu’il n’arrivât jamais vivant ?

Son séjour à l’hôpital n’a pas été tout à fait tranquille. La Garde civile gardait la chambre et contrôlait qui entrait et sortait. La nervosité de la Garde civile sur ce que Germán pourrait déclarer, est restée évidente dans deux de ses rôles. La première, durant un interrogatoire judiciaire à Germán, en étant toujours hospitalisé, les avocats de celui-ci ont découvert un sac à dos qui contenait un magnétophone et, par la suite, un agent caché dans les sanitaires avec un talkie-walkie. La deuxième, Germán hospitalisé, deux personnes se sont présentés à lui dans sa chambre comme collaborateurs d’ETA, en lui proposant un plan de fuite de l’hôpital. Germán soupçonnât ceux-ci et a nié. Tout de suite il a été démontré que ces deux personnes étaient des agents de la Garde civile. Voulaient-ils qu’il s’ « échappât » pour tout de suite l’assassiner ? Quelle peur avaient-ils à ce que Germán pourrait dire ?

Certain est que, comme l’ indique l’avocat des familles des membres d’ETA Txemi Gorostiza, l’unique qui sait ce qui est réellement arrivé dans le Foz de Lumbier est la Garde civile.

Source : AHOTSA

Reportage

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