BERRIAK

Libérons Georges Abdallah et Ibon Fernandez Irady.

Le 21 octobre aura lieu à Lannemezan la manifestation annuelle pour la libération de Georges Abdallah qui entamera sa 34e année de détention dans les geôles françaises. Sur les grilles de la prison, des banderoles exprimeront la solidarité pour le militant anti-impérialiste mais aussi en faveur des prisonniers basques. Nous nous étions pourtant promis que celle de 2016 serait la dernière. Mais les gouvernements successifs ont été inflexibles.
Georges Ibrahim Abdallah est un communiste révolutionnaire anti-impérialiste libanais. Arrêté en France en 1984 et incarcéré, il est condamné en 1987 à la réclusion à perpétuité, pour complicité dans l’assassinat d’un ambassadeur américain et d’un ambassadeur israélien en tant que représentant des FARL. A l’époque des faits, le Liban était envahi par les troupes israéliennes et restait occupé. 
Il n’a pas été libéré malgré la décision des juges du tribunal d’application et de la Cour d’appel.  L’ex-Premier ministre Valls n’a pas non plus signé l’arrêté d’expulsion de Georges vers son pays. Pourtant en France, la perpétuité réelle n’est pas admise. Dans le cadre d’une séance tenue le 30 mars 2016 au Sénat, l’ex Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, répondant aux sénateurs souhaitant qu’un amendement introduise une « perpétuité réelle sans aménagement de peine » a pris pour exemple l’incarcération sans fin de Georges Ibrahim Abdallah  : (…) « Parce que la perpétuité existe déjà aujourd’hui dans les établissements carcéraux, monsieur le sénateur. Ainsi, Georges Ibrahim Abdallah a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour terrorisme au mois de février 1987. Depuis cette date, il a demandé sa libération conditionnelle à neuf reprises. Or, chaque fois – et à bon droit, de mon point de vue –, elle lui a été interdite. Depuis février 1987, il est en prison, ce qui prouve bien que la perpétuité réelle existe déjà.»
Pourtant, le Conseil Constitutionnel et la Cour européenne des droits de l’homme, imposent une peine de sûreté maximum de 30 ans et prônent le fait que tout homme doit pouvoir espérer une sortie de détention. 
Le maintien en prison de Georges est politique. Les Etats-Unis et Israël s’opposent à sa libération. Et la France n’est pas souveraine?
Actuellement se trouvent également dans la prison de Lannemezan 6 prisonniers politiques basques. Parmi ceux-ci Ibon Fernandez Irady.
Originaire d’Hernani, il est incarcéré depuis 2003 dans plusieurs prisons françaises, subissant la politique de dispersion et d’éloignement mise en place par la France pour casser et détruire le collectif des prisonnier.e.s politiques basques, allant contre leur propre loi. Faisant subir la double peine aux familles par le coût des voyages, les risques d’accident, etc….
En 2013 , suite à des examens médicaux, les médecins lui annoncent être atteint de la sclérose en plaque dont les premiers symptômes apparurent en 2011, et qui requiert un traitement médical pluridisciplinaire incompatible avec la détention.
Les préconisations du rapport d’experts sont restées lettres mortes suite aux demandes pour sa libération. En mai 2015, la Cour d’appel de Paris rejetait la demande de suspension de peine du détenu basque. Un an plus tard, la Cour de cassation annulait cette décision, laissant planer une lueur d’espoir.
Pour le moment il reste incarcéré !
Nous n’oublions pas non plus les 324 prisonnier.e.s politiques basques actuellement incarcéré.e.s dans les prisons françaises et espagnoles, ainsi que les réfugié.e.s et exilé.e.s.
Dans la situation actuelle au Pays Basque avec la fin de la lutte armée, nous exigeons la fin de la politique de dispersion, la libération de tous les prisonnier.e.s malades et l’amnistie totale et sans condition de toutes et tous !
Le 21 octobre à 14h nous serons devant la prison de Lannemezan pour crier :
Libérons Georges ! Libérons Ibon ! non à la perpétuité réelle !

Ida Trichine, asociation Justice Pour La Palestine; 
Joel Sistiague, IpEH Antifaxista

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