BERRIAK

Lasa et Zabala ont été torturés dans l’appartement de fonction du Gouverneur Civil

Le fameux Palais à Donostia.

Le Gouvernement de Rajoy assure qu’en 1983, quand les deux jeunes militants ont été torturés au Palais Le Sommet de Donostia, l’édifice  était utilisé comme demeure du représentant maximal de l’État en Euskadi. A ce moment la, la charge était aux mains du socialiste Julen Elgorriaga, condamné pour ces 2 cas. Il n’a seulement effectué un an et neuf mois de prison.

Lasa et Zabala

 

Ce fut des jours, peut-être des semaines, mais ils ont surement pu paraître des années pour les 2 militants.Ou des siècles. Entre le 16 octobre 1983 et un jour inconnu, en automne, les jeunes Joxean Lasa et Joxi Zabala sont restés enfermés dans le sous-sol du palais sénatorial de Donostia. Là, ils ont subi les tortures sauvages du dénommé GAL vert (groupe antiterroriste de libération), un groupe adhérent au terrorisme d’état qui faisait allusion à la couleur de l’uniforme que ses membres les plus « remarquables » utilisaient : les gardes civils Enrique Dorado, Philippe Bayo, Ángel Vaquero et Enrique Rodríguez Galindo.

Rien du GAL vert, ni du GAL tout court, tout a été fictif. Ils ont séquestré Lasa et Zabala dans une place de Bayonne et déplacé de l’autre côté de la frontière car soupçonnés d’être militant d’ETA. D’abord ils son passés par le quartier d’Intxaurrondo et ont été déplacés au Palais. Là entre en jeu, précisément, l’autre tête pensante du GAL vert : Julen Elgorriaga, dirigeant du parti socialiste espagnol et gouverneur civil durant cet automne de 1983.

Une réponse du Gouvernement sur le Palais Le Sommet.

Comme le confirme un rapport envoyé cette semaine par le Gouvernement de Mariano Rajoy au sénateur d’EH Bildu Jon Inarritu, le palais était à ce moment la l’appartement de fonction d’Elgorriaga. En somme, l’Exécutif assure que « l’édifice a été utilisé comme résidence d’autorités officielles dès 1979 ». « En somme, dès cette année, des gouverneurs successifs civils y vivaient jusqu’en 1997 à la charge des Sous-délégués du Gouvernement en Gipuzkoa », spécifie-t- il.

Jusqu’à présent, l’hypothèse principale remarquait que l’édifice, n’appartenant pas encore au ministère de l’Intérieur, manquait en octobre 1983 d’un usage officiel concret. Cependant, le document envoyé par le gouvernement au sénateur nationaliste basque situe la demeure comme résidence du gouverneur de l’époque civil.

À la fin d’avril 2000, Elgorriaga a été condamné par l’Audience Nationale à 71 ans de prison pour la séquestration et la disparition de Lasa et de Zabala. Dans la sentence, les juges ont remarqué que le Gouverneur Civil avait fourni Le palais comme lieu idéal pour déplacer les deux jeunes. Les magistrats remarquent que ce palais était « Propriété de l’État », il était dans une situation de « semi abandon » et se trouvait « à la disposition du Gouvernement Civil ». « Cette villa, située sur les hauteurs d’Aldapeta de Saint-Sébastien, consistait en édifice entouré d’un jardin, avec piscine et court de tennis et était sporadiquement utilisée par des membres des forces policières pour garder des motocyclettes et des chiens ou même pour jouer au tennis », décrivaient-ils.

Ils ont été aussi condamnés pour les mêmes faits, les gardes civils Galindo, Vaquero, Bayo y Dorado . Tous ont étés remis en liberté après quelques années en prison ; dans aucun cas ils ont excédé les six ans. Dans le cas concret d’Elgorriaga, il a seulement été en prison un an et neuf mois. Sa sortie de prison s’est produite pour des motifs de santé.

Il n’y a pas de livre de contrôle

Cette réponse du gouvernement du PP à Inarritu arrive après l’article de Publico du 18 janvier 2018 passé. Dans ce texte, ce journal a informé – en citant des sources officielles – que le palais où ilsont torturé Lasa et Zabala était actuellement utilisé comme résidence des autorités. En somme, là ou le sous-délégué du Gouvernement vit en Gipuzkoa, José Luis Herrador Gutiérrez. De plus, l’édifice est utilisé comme logement par les ministres dans leurs visites à Donostia.

Après avoir connu ces informations, le sénateur d’EH Bildu a posé une question par écrit au gouvernement. Dans ce sens, il a sollicité l’information sur la « liste de personnes qui ont habité au Palais pendant les 40 dernières années, en spécifiant des dates ». Sur ce point, l’Exécutif remarque que « dans la dite résidence diverses autorités ont habité dans la ville », mais il ne dit pas lesquels ni quand. « Il n’existe pas de livre ou de registre qui reprend tous les mouvements qui se sont produits, par ce que ces données ne peuvent pas être fournies », assure-t-il.

De la même façon, le gouvernement nie que des visites aient été refusées à ce palais, bien qu’il n’existe pas d »obligation légale » de les permettre. Il souligne de plus qu’il n’a pas non plus d’explication sur la non autorisation d’enregistrement de films dans son intérieur. Il se rapporte ainsi à la sortie du film Lasa et Zabala par le cinéaste Paul Malo , qui en 2014 n’a pas obtenu les permissions nécessaires de filmer quelques scènes à l’intérieur du Sommet. Le mystère autour de ce lieu reste présent.

Source: http://www.publico.es/espana/lasa-zabala-torturados-residencia-oficial-gobernador-civil.html

Share This:

Attention, les commandes ne peuvent pas être de moins de 5 € Rejeter