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Actualités

Mémoire historique

1938-2018 : 80 ans de la plus grande évasion du fort San Cristóbal (Navarre).

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800 prisonniers républicains en fuite, plus de 200 reclus morts du à des coups tandis qu'ils fuyaient ou fusillés sans jugement...

... c'est la fuite du Fort Saint-Christophe le 22 mai 1938, la plus grande de l'histoire de l'Europe et, en même temps, l'une des plus méconnues. Le 22 mai 2018 : 80 ans de la fuite en masse, creusée dans le sommet de la montagne Ezkaba, dans les environs de Pampelune. Le Fort, de trois étages, a été construit à partir de 1878 pour défendre Pampelune, mais le processus a été retardé pendant environ quatre décennies. Ainsi à l'arrivée de l'aviation de guerre en 1919, les installations étaient déjà obsolètes. Avec le coup militaire de 1936, le Fort a recommencé à être utilisé comme prison, dans laquelle sont passé des prisonniers originaires de toutes les provinces de l'Espagne, surtout navarrais, castillans et galiciens. C'étaient surtout des prisonniers idéologiques, essentiellement du PCE, du parti socialiste espagnol ou des nationalistes basques.

27 ans après, que c’est il vraiment passé dans la Foz de Lumbier ?

Traduction IpEH de l'article 27 años después ¿qué ocurrió en la Foz de Lumbier? (vidéo dans l'article)

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Membres du commando d’ETA

25 juin 1990 une fusillade se produit entre des membres d’ETA et de la Garde civile dans la Foz de Irunberri. Jon Lizarralde, Susana Arregi et un sergent de la Benemérita sont morts. German Rubenach a été arrêté, gravement blessé. La version officielle a essayé de vendre à l’opinion publique la mort des membres d’ETA comme un suicide collectif.

Quand n’est il exactement 27 ans apres.

Déjà 27 ans sont passés depuis les événements à la Foz de Irunberri. Beaucoup a été écrit et documenté sur ces faits tragiques, avec comme résultat la mort de 3 personnes, mais encore des doutes demeurent sur ce qui est réellement arrivé. De nos jours seulement la vérité judiciaire est connue et comme seul récit celui de la Garde civile qui sait ce qui a passé véritablement dans la Foz. L’autre témoin des faits, le membre d’ETA German Rubenach, a subi les graves blessures qui l’empêchent de se rappeler ce qui est arrivé ce jour la.

Bilbao : bon débarras !

Aujourd’hui ont commencé les travaux pour retirer la sculpture franquiste de la place elíptíca de Bilbao.

Il aura fallu plus de 40 ans, au prix de longues luttes, pour que ce vestige de la dictature fasciste soit retiré de notre vue malgré l’opposition du Partido Popular1.

Hasta nunca !

Sculpture franquiste de la place elíptíca de Bilbao.Sculpture franquiste de la place elíptíca de Bilbao.
  1. Partido Popular :

1936-1937 : Brigades Internationales en Euskadi

Batallón de la Muerte. Formation composée par d'exilés italiens antifascistes et anarchistes.
Batallón de la Muerte. Formation composée d'exilés italiens antifascistes et anarchistes.

Une des histoires les plus méconnues que celle des Brigadistes Internationaux Antifascistes en Euskadi de 1936-1937

Ils étaient près de 200 volontaires, d’environ 20 nationalités, quelques enfants d’immigrant.e.s qui sont revenus pour combattre le fascisme, sur la terre de leurs ancêtres : la Pologne, l’État français, l’État Belge, l’Allemagne, la Suisse, la Tchécoslovaquie, l’Irlande, la Hongrie, l’URSS, l’Italie, le Portugal, la Bulgarie, la Serbie, la Lituanie, la Roumanie, l’Estonie, Cuba, l’Uruguay, le Venezuela...

Ils ont eu deux sièges à Bilbao (bureaux de recrutement), ont été intégrés dans des bataillons de Miliciens et Gudaris (formaient ainsi une partie de l’Euzko Gudarostea) et ont combattu à : Behobia, Irun, Donostia, Elgeta, Eibar, Bizkargi, Lamiako, Bilbo...

Yolanda González, communiste, séquestrée et assassinée par des fascistes le 1 février 1980

Traduction IpEH de l'article Yolanda González, comunista, secuestrada y asesinada por los fascistas el 1 de febrero de 1980.

Yolanda González Martín, communiste, séquestrée et assassinée par des fascistes.
Yolanda González Martín

Nous nous rappelons, parce que se souvenir est un impératif moral, un devoir pour la Justice. Nous évitons ainsi l’oubli, et à la fois transmettons la mémoire des faits à ceux ou celles qui l’ignorent...

Yolanda avait 19 ans. Elle était une militante communiste du PST (Parti socialiste des Travailleurs). Elle était basque mais cela faisait deux ans qu’elle avait quitté Bilbao pour aller étudier à Madrid une FP d’Électronique au Centre de Formation Professionnelle de Vallecas. Tout de suite elle s’est converti en une des leaders du mouvement étudiant. Elle joignait ses études avec un actif militantisme politique et, en même temps, travaillait sporadiquement comme employée à domicile car sa famille ne pouvait pas la soutenir financièrement. Elle vivait dans un appartement réduit et modeste d’étudiants dans le quartier d’Aluche.